L’Avent, quelle aventure ! Noël, quel présent !

L’Avent qui tire son nom du latin « adventus » signifie l’avènement, la venue. Cela peut aussi signifier, l’inattendu, l’invu, l’insu, l’inouï.Il s’agit de quatre semaines, pour se poser, pour laisser monter en soi, la joie et recevoir une bonne nouvelle, avec des oreilles neuves et un cœur disponible. Malgré le temps qui passe, que seraient nos vies, si elles n’étaient ponctuées par ces fêtes riches de sens  :                                                                                              «  Car un enfant nous est né, un fils nous est donné » (Esaïe 9,6).

Pour faire patienter les enfants, un théologien allemand fabriqua une couronne en bois avec 19 bougies rouges pour les jours de la semaine et un cierge blanc pour chaque dimanche de l’Avent. Ces couronnes sont souvent accrochées aux portes :le cercle représente l’éternité offerte par la Résurrection, le vert symbolise la vie, et les bougies, la lumière qui éclairera le monde le jour de Noël.

Aujourd’hui, il y a 1 bougie blanche et 4 bougies rouge symbolisant la paix, la joie, l’amour et l’espérance qui allume ou rallume les 3 autres, tout comme elle rallume nos vies. Voilà le cadeau, le présent qui nous est fait, un mot qui répond à l’appel en  même temps qu’il dit l’existence ici et maintenant. Il dit aussi le plaisir d’offrir ce que nous mûrissons longuement, ces marques de présence auprès de ceux que nous aimons, de près ou de loin. L’Avent prépare ce temps de retrouvailles de rencontre et Noël, c’est l’occasion de recevoir ce qui  nous vient des autres, qui nous vient d’ailleurs. Et le plus beau des cadeaux il me semble, c’est encore celui de cet enfant emmailloté et couché dans une crèche, dans une fragilité humaine, né de la terre.

« Car un fils nous est né, un enfant nous est donné ».

L’Avent c’est finalement un voyage de soi, vers soi-même, un peu comme ce que dit Dieu à Abraham, lek leka, qu’on peut traduire par va vers toi, pour toi.

Le rituel de Noël ne serait pas complet sans le Sapin, qui symbolise à la fois, la croix du Christ, et la persistance de la vie au cœur de l’hiver et sans la Crèche qui raconte à nos petits, les Evangiles. Cette naissance qui surgit de la précarité et qui est pourtant porteuse de tant de promesses…

Accueillons le message de Noël, et qu’il nous conforte dans la conviction que l’espérance peut naître dans la fragilité d’une étable, au creux-même des heures incertaines  d’un monde en perte de repère, d’un monde livré à la violence, d’une nuit  sombre  et froide.   Joyeux Noël à tous.

Pasteure Christiane Nyangono

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