Lecture et méditation pour le Vendredi Saint 10 avril 2020

EPUdF Courseulles Côte de Nacre  10.04.2020 (Daniel et marie Françoise Dispa)

Pour ce vendredi saint de confinement, je vous propose une lecture complète des deux  chapitres selon Matthieu ch 26,1 – 27,66.

Accueil :    Dieu accompagne chacun de nos pas et dépose en notre cœur sa grâce, sa miséricorde et sa paix pour nous donner de vivre ce temps en confiance.

Chantons ensemble le cantique 212 «  Seigneur tu nous appelles »Audio 212

Ref.Seigneur, tu nous appelles

Et nous allons vers toi.

Ta bonne nouvelle nous met le cœur en joie.

Ta bonne nouvelle nous met le cœur en joie.

1.Nous marchons vers ton autel

Où nous attend ton pardon.

Répondant à ton appel,

Nous louons ton nom.

  1. Le long des heures et des jours

Nous vivons bien loin de toi.

Donne-nous, Seigneur, l’amour ;

Donne-nous la joie.3.

3.Donne-nous de partager

La foi qui est dans nos cœurs

Et fais-nous, par ta bonté,

Devenir meilleurs

Prions : Père, nous approchons de toi dans l’humilité et la repentance, pour vivre ensemble l’arrestation, la condamnation et la mort de notre Seigneur. Guide-nous sur le chemin et révèle-nous la profondeur de ton amour. O Dieu, affermis notre foi, aide-nous à être de plus fidèles témoins de ta grâce, au nom de ton Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur.

Les chefs complotent contre Jésus. Nous connaissons tous ce passage qui marque, ce soir notre entrée, dans l’écoute et la méditation de l’évangile selon Matthieu..

Ch 26,v1 Quand Jésus eut achevé toutes ces instructions, il dit à ses disciples : 2« Vous savez que la fête de la Pâque aura lieu dans deux jours : le Fils de l’homme va être livré pour être cloué sur une croix. » 3Alors les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif se réunirent dans le palais de Caïphe, le grand-prêtre ; 4ils prirent ensemble la décision d’arrêter Jésus en cachette et de le mettre à mort. 5Ils disaient : « Nous ne devons pas l’arrêter pendant la fête, sinon le peuple va se soulever. »

Ils prirent ensemble la décision d’arrêter Jésus en cachette.

Aujourd’hui aussi nous avons des décisions à prendre, Comment les prenons nous? Seul, ou en dialogue avec d’autre? Quel est l’objectif? Pour nos propres intérêts ou celui du plus grand nombre? Mettons-nous Jésus aux cœurs de nos décisions?…. ….

Nous connaissons ce passage de l’onction par une femme sur la tête de Jésus; voyons où cela se passe : chez Simon, le lépreux (personnage propre à Matthieu). Notons aussi la réaction des disciples.

6 Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. 7Une femme s’approcha de lui avec un flacon d’albâtre plein d’un parfum de grande valeur : elle versa ce parfum sur la tête de Jésus pendant qu’il était à table. 8Quand les disciples virent cela, ils furent indignés et dirent : « Pourquoi ce gaspillage ? 9On aurait pu vendre ce parfum très cher et donner l’argent aux pauvres ! » 10Jésus se rendit compte qu’ils parlaient ainsi et leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Ce qu’elle a accompli pour moi est beau. 11Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous. 12Elle a répandu ce parfum sur mon corps afin de me préparer pour le tombeau. 13Je vous le déclare, c’est la vérité : partout où l’on annoncera cette Bonne Nouvelle, dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait, et l’on se souviendra d’elle. »

Une femme non identifiée, et pourtant Jésus dit que là où on annoncera l’évangile, on racontera ce que cette femme a fait. La gratuité est difficile à accepter! Il est difficile de changer son regard, son comportement.

Qu’elles sont nos références, sur quoi faut-il que nous nous appuyons.…. ….

Matthieu passe directement à la trahison d’un des disciples. Un homme, Judas, membre des douze qui avait leur confiance car il tenait la bourse va trahir. Ici Jésus est livré pour le prix d’un esclave.

14Alors un des douze disciples, appelé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres 15et leur dit : « Que me donnerez-vous si je vous livre Jésus ? » Ceux-ci comptèrent trente pièces d’argent qu’ils lui remirent. 16A partir de ce moment, Judas se mit à chercher une occasion favorable pour leur livrer Jésus.

Nous avons un horrible marchandage : «que voulez-vous me donner ? ». La valeur de la vie de Jésus est, ici, comparable à celle d’un esclave !Dans nos vies, tout doit-il être monnayé ?  Quelle valeur a le message du Christ ?…. ….

Les disciples veulent respecter les rites et demandent où préparer le repas de Pâque. Jésus annonce la trahison de l’un d’entre eux.

17Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent demander à Jésus : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? » 18Jésus leur dit alors : « Allez à la ville chez un tel et dites-lui : “Le Maître déclare : Mon heure est arrivée ; c’est chez toi que je célébrerai la Pâque avec mes disciples.”  » 19Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent le repas de la Pâque.

20Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. 21Pendant qu’ils mangeaient, Jésus dit : « Je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous me trahira. » 22Les disciples en furent profondément attristés et se mirent à lui demander l’un après l’autre : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Seigneur ? » 23Jésus répondit : « Celui qui a trempé avec moi son pain dans le plat, c’est lui qui me trahira. 24Le Fils de l’homme va mourir comme les Écritures l’annoncent à son sujet ; mais quel malheur pour celui qui trahit le Fils de l’homme ! Il aurait mieux valu pour cet homme-là ne pas naître ! » 25Judas, celui qui le trahissait, prit la parole et demanda : « Ce n’est pas moi, n’est-ce pas, Maître ? » Jésus lui répondit : « C’est toi qui le dis. »

26Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez ceci, c’est mon corps. » 27Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, 28car ceci est mon sang, le sang qui garantit l’alliance de Dieu et qui est versé pour une multitude de gens, pour le pardon des péchés. 29Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père. » 30Ils chantèrent ensuite les psaumes de la fête, puis ils s’en allèrent au mont des Oliviers.

Judas participe à ce dernier repas, Il n’est pas rejeté par Jésus. Nous aussi, nous avons nos propres trahisons, mais Dieu ne nous rejette pas de son amour. Acceptons-nous humblement de reconnaitre nos erreurs? Sommes-nous prêts à les admettre et à retourner vers le Père? Ou restons-nous têtus, coincés, dans notre fierté ?  Dans notre honte ?  Dans notre certitude ?…. ….

Après la trahison de Judas, nous avons l’annonce que Pierre reniera Jésus.

31Alors Jésus dit à ses disciples : « Cette nuit même, vous allez tous m’abandonner, car on lit dans les Écritures : “Je tuerai le berger, et les moutons du troupeau partiront de tous côtés.” 32Mais, ajouta Jésus, quand je serai de nouveau vivant, j’irai vous attendre en Galilée. » 33Pierre prit la parole et lui dit : « Même si tous les autres t’abandonnent, moi je ne t’abandonnerai jamais. » 34Jésus lui répondit : « Je te le déclare, c’est la vérité : cette nuit même, avant que le coq chante, tu auras prétendu trois fois ne pas me connaître. » 35Pierre lui dit : « Je ne prétendrai jamais que je ne te connais pas, même si je dois mourir avec toi. » Et tous les autres disciples dirent la même chose.

Les disciples étaient aux premières loges, ils ont reçu un enseignement privilégié.Certains disciples  abandonnent, trahissent, renient. Jésus ne les condamne pas. L’amour de Dieu est toujours là. En sommes-nous convaincu ?…. ….

Jésus prie à Gethsémani. Les trois disciples ont du mal à rester éveillés et à prier avec Jésus.

36Alors Jésus arriva avec ses disciples à un endroit appelé Gethsémani et il leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » 37Puis il emmena avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à ressentir de la tristesse et de l’angoisse. 38 Il leur dit alors : « Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle ; restez ici et veillez avec moi. » 39Il alla un peu plus loin, se jeta le visage contre terre et pria en ces termes : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » 40Il revint ensuite vers les trois disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : « Ainsi vous n’avez pas été capables de veiller avec moi même une heure ? 41Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L’être humain est plein de bonne volonté, mais il est faible. »

42Il s’éloigna une deuxième fois et pria en ces termes : « Mon Père, si cette coupe ne peut pas être enlevée sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » 43Il revint encore auprès de ses disciples et les trouva endormis ; ils ne pouvaient pas garder les yeux ouverts. 44Jésus les quitta de nouveau, s’éloigna et pria pour la troisième fois en répétant les mêmes paroles. 45Puis il revint auprès des disciples et leur dit : « Vous dormez encore et vous vous reposez ? Maintenant, l’heure est arrivée et le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. 46Levez-vous, allons-y ! Voyez, l’homme qui me livre à eux est ici ! »

Avant tous les moments importants, dans la vie de Jésus, il y a un temps de prière. Aujourd’hui, dans nos vies bousculées, posons-nous la question de la place que prend la prière ?  ou prenons -nous le temps , ce temps de confinement comme une chance pour redécouvrir la prière?

Prions : Seigneur et Sauveur, toi que certains de  tes disciples ont abandonné, renié ou trahi, sans même pouvoir veiller une heure avec toi, pardonne-nous nos abandons, nos reniements, nos trahissons. Et qu’en veillant toujours avec toi dans la foi, l’obéissance et la prière, tu nous trouves prêts le jour de ton retour.…. ….

L’arrestation de Jésus, les disciples qui l’accompagnaient s’enfuient.

47Jésus parlait encore quand arriva Judas, l’un des douze disciples. Il y avait avec lui une foule nombreuse de gens armés d’épées et de bâtons. Ils étaient envoyés par les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif. 48 Judas, celui qui leur livrait Jésus, avait indiqué à cette foule le signe qu’il utiliserait : « L’homme que j’embrasserai, c’est lui. Saisissez-le. » 49Judas s’approcha immédiatement de Jésus et lui dit : « Salut, Maître ! » Puis il l’embrassa. 50Jésus lui répondit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le vite. » Alors les autres s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. 51Un de ceux qui étaient avec Jésus tira son épée, frappa le serviteur du grand-prêtre et lui coupa l’oreille. 52Jésus lui dit alors : « Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. 53Ne sais-tu pas que je pourrais appeler mon Père à l’aide et qu’aussitôt il m’enverrait plus de douze armées d’anges ? 54Mais, en ce cas, comment se réaliseraient les Écritures ? Elles déclarent, en effet, que cela doit se passer ainsi. »

55Puis Jésus dit à la foule : « Deviez-vous venir armés d’épées et de bâtons pour me prendre, comme si j’étais un brigand ? Tous les jours, j’étais assis dans le temple pour y enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. 56Mais tout cela est arrivé pour que se réalisent les paroles des prophètes contenues dans les Écritures. » Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.

Alors que tous les disciples présents l’abandonnent, et malgré leurs bonnes intentions, ils  s’enfuirent.Comme il est difficile, pour nous, de conserver notre ligne de conduite lorsque la peur de la mort frappe à notre porte.Confrontés à la violence, répondons-nous aussi à la violence ?  Malgré la peur et le danger, la violence, sommes-nous prêts à suivre le Christ?…. ….

Jésus est devant le Conseil supérieur qui est nommé ailleurs: Sanhédrin.

57Ceux qui avaient arrêté Jésus l’emmenèrent chez Caïphe, le grand-prêtre, où les maîtres de la loi et les anciens étaient assemblés. 58Pierre suivit Jésus de loin, jusqu’à la cour de la maison du grand-prêtre. Il entra dans la cour et s’assit avec les gardes pour voir comment cela finirait.

59Les chefs des prêtres et tout le Conseil supérieur cherchaient une accusation, même fausse, contre Jésus pour le condamner à mort ; 60mais ils n’en trouvèrent pas, quoique beaucoup de gens fussent venus déposer de fausses accusations contre lui. Finalement, deux hommes se présentèrent 61et dirent : « Cet homme a déclaré : “Je peux détruire le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours.”  » 62Le grand-prêtre se leva et dit à Jésus : « Ne réponds-tu rien à ce que ces gens disent contre toi ? » 63Mais Jésus se taisait. Le grand-prêtre lui dit alors : « Au nom du Dieu vivant, je te demande de nous répondre sous serment : es-tu le Messie, le Fils de Dieu ? » 64Jésus lui répondit : « C’est toi qui le dis. Mais je vous le déclare : dès maintenant vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Dieu puissant ; vous le verrez aussi venir sur les nuages du ciel. » 65Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements et dit : « Il a fait insulte à Dieu ! Nous n’avons plus besoin de témoins ! Vous venez d’entendre cette insulte faite à Dieu. 66Qu’en pensez-vous ? » Ils répondirent : « Il est coupable et mérite la mort. » 67Puis ils lui crachèrent au visage et le frappèrent à coups de poing ; certains lui donnèrent des gifles 68en disant : « Devine, toi le Messie, dis-nous qui t’a frappé ! »

Ils ne trouvent pas de motif d’accusation, malgré l’appel à de faux témoignages. C’est ainsi que nous arrivons à l’essentiel  Jésus fils de Dieu. Qu’est-ce que cela nous dit aujourd’hui ?Dans des circonstances chargées de haines, de violences, savons-nous discerner ce qui vient de Dieu?Restons-nous aveugle et prisonniers de nos certitudes, où laissons-nous bousculer  par l’inconnu. Pouvons-nous sortir de notre confort ?  Acceptons-nous d’être remis en question ?…. ….

Tout de suite après cette affirmation essentielle de l’annonce de Jésus Fils de Dieu, nous avons le reniement de Pierre.

69Pierre était assis dehors, dans la cour. Une servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, cet homme de Galilée. » 70Mais il le nia devant tout le monde en déclarant : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » 71Puis il s’en alla vers la porte de la cour. Une autre servante le vit et dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus de Nazareth. » 72Et Pierre le nia de nouveau en déclarant : « Je jure que je ne connais pas cet homme. » . 73Peu après, ceux qui étaient là s’approchèrent de Pierre et lui dirent : « Certainement, tu es l’un d’eux : ton accent révèle d’où tu viens. » 74Alors Pierre s’écria : « Que Dieu me punisse si je mens ! Je le jure, je ne connais pas cet homme ! » A ce moment même, un coq chanta, 75et Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq chante, tu auras prétendu trois fois ne pas me connaître. » Il sortit et pleura amèrement.

Le texte enchaîne les situations : annonce de Jésus fils de Dieu jusqu’au reniement de Pierre.Dans nos vies nous aussi, bousculés et pressés, savons-nous conserver une ligne de conduite ?Pierre n’avait pas réfléchit  et intégré quelles étaient ses limites humaines. Il n’était que pulsions. Élan d’amour et d’amitiés envers Jésus et promesse sincère. Puis trahison et reniement par honte, par peur de la mort. Combien de fois « sauvons nous notre peau » en réfutant des propos tenus par peur du qu’en dira-t-on ? Peur des ont-dit, peur d’être exclus d’un groupe.Pour éviter les conflits, ne cherchons nous  pas parfois la facilité plutôt que de réfléchir à la manière de poser le problème  pour clarifier les choses et être soi-même.…. ….

Après avoir été présenté au pouvoir religieux, Jésus comparé devant le pouvoir politique. Le texte de la comparution de Jésus, sera coupé par les remords et la mort de Judas.

Ch 27,v1 Tôt le matin, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple juif prirent ensemble la décision de faire mourir Jésus. 2Ils le firent ligoter, l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur romain. 3Judas, celui qui l’avait trahi, apprit que Jésus avait été condamné. Il fut alors pris de remords et rapporta les trente pièces d’argent aux chefs des prêtres et aux anciens. 4Il leur dit : « Je suis coupable, j’ai livré un innocent à la mort ! » Mais ils lui répondirent : « Cela nous est égal ! C’est ton affaire ! » 5Judas jeta l’argent dans le temple et partit ; puis il alla se pendre. 6Les chefs des prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Notre loi ne permet pas de verser cet argent dans le trésor du temple, car c’est le prix du sang. » 7Après s’être mis d’accord, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y établir un cimetière d’étrangers. 8C’est pourquoi ce champ s’est appelé « champ du sang » jusqu’à ce jour. 9Alors se réalisèrent ces paroles du prophète Jérémie : « Ils prirent les trente pièces d’argent — le prix auquel les Israélites l’avaient estimé — 10et les employèrent pour acheter le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. »

11Jésus comparut devant le gouverneur qui l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Tu le dis. » 12Ensuite, lorsque les chefs des prêtres et les anciens l’accusèrent, il ne répondit rien. 13Pilate lui dit alors : « N’entends-tu pas toutes les accusations qu’ils portent contre toi ? » 14Mais Jésus ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était profondément étonné.

15A chaque fête de la Pâque, le gouverneur avait l’habitude de libérer un prisonnier, celui que la foule voulait. 16Or, il y avait à ce moment-là un prisonnier célèbre appelé Jésus Barabbas. 17Pilate demanda donc à la foule assemblée : « Qui voulez-vous que je vous libère : Jésus Barabbas ou Jésus appelé Christ ? » 18Pilate savait bien, en effet, qu’ils lui avaient livré Jésus par jalousie. 19Pendant que Pilate siégeait au tribunal, sa femme lui envoya ce message : « N’aie rien à faire avec cet homme innocent car, cette nuit, j’ai beaucoup souffert en rêve à cause de lui. »

20Les chefs des prêtres et les anciens persuadèrent la foule de demander la libération de Barabbas et la mise à mort de Jésus. 21Le gouverneur reprit la parole pour leur demander : « Lequel des deux voulez-vous que je vous libère ? » — « Barabbas ! » lui répondirent-ils. 22« Que ferai-je donc de Jésus appelé Christ ? » leur demanda Pilate. Tous répondirent : « Cloue-le sur une croix ! » — 23« Quel mal a-t-il donc commis ? » demanda Pilate. Mais ils se mirent à crier de toutes leurs forces : « Cloue-le sur une croix ! » 24Quand Pilate vit qu’il n’arrivait à rien, mais que l’agitation augmentait, il prit de l’eau, se lava les mains devant la foule et dit : « Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme ! C’est votre affaire ! » 25Toute la foule répondit : « Que les conséquences de sa mort retombent sur nous et sur nos enfants ! » 26Alors Pilate leur libéra Barabbas ; il fit frapper Jésus à coups de fouet et le livra pour qu’on le cloue sur une croix.

27Les soldats de Pilate emmenèrent Jésus dans le palais du gouverneur et toute la troupe se rassembla autour de lui. 28Ils lui enlevèrent ses vêtements et le revêtirent d’un manteau rouge. 29Puis ils tressèrent une couronne avec des branches épineuses, la posèrent sur sa tête et placèrent un roseau dans sa main droite. Ils se mirent ensuite à genoux devant lui et se moquèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » 30Ils crachaient sur lui et prenaient le roseau pour le frapper sur la tête. 31Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le clouer sur une croix.

Pilate n’ose affronter la foule qui est manipulé par des meneurs. Savons-nous rester indépendants dans les grandes décisions que nous prenons ?…. ….

Jésus est emmené au mont Golgotha, avant d’être cloué sur la croix

32En sortant de la ville, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, appelé Simon ; les soldats l’obligèrent à porter la croix de Jésus. 33Ils arrivèrent à un endroit appelé Golgotha, ce qui signifie « Le lieu du Crâne ». 34Et là, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mélangé avec une drogue amère ; après l’avoir goûté, il ne voulut pas en boire. 35Ils le clouèrent sur la croix et se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. 36Puis ils s’assirent là pour le garder. 37Au-dessus de sa tête, ils placèrent une inscription qui indiquait la raison de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » 38Deux brigands furent alors cloués sur des croix à côté de Jésus, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.

39Les passants l’insultaient en hochant la tête ; 40ils lui disaient : « Toi qui voulais détruire le temple et en bâtir un autre en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » 41De même, les chefs des prêtres, les maîtres de la loi et les anciens se moquaient de lui et disaient : 42« Il a sauvé d’autres gens, mais il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est le roi d’Israël ? Qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. 43Il a mis sa confiance en Dieu et a déclaré : “Je suis le Fils de Dieu.” Eh bien, si Dieu l’aime, qu’il le sauve maintenant ! » 44Et les brigands qui avaient été mis en croix à côté de lui l’insultaient de la même manière.

Jésus est insulté par les passants, il est mis au défis : « toi qui est fils de Dieu, descends de la croix ». Parfois nous aussi nous aimerions que le Seigneur fasse tel ou tel chose pour nous ! Est-ce une attitude raisonnable et responsable ?

Prions : Seigneur, tu as souffert et tu as été crucifié pour nous, tu as été condamné par les hommes. Nous levons yeux vers la croix dans la repentance et dans la foi. Garde-nous d’oublier qu’il n’est pas de souffrance pareille à celle que tu as subi en portant toutes les nôtres ; Amen.…. ….

Mort de Jésus, le capitaine romain reconnait en Jésus le fils de Dieu. Des femmes, dont Marie de Magdala et Marie la mère de Jacques et de Joseph suivent à distance

45A midi, l’obscurité se fit sur tout le pays et dura jusqu’à trois heures de l’après-midi. 46Vers trois heures, Jésus cria avec force : « Éli, Éli, lema sabaqthani ?  » — ce qui signifie « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » — 47Quelques-uns de ceux qui se tenaient là l’entendirent et s’écrièrent : « Il appelle Élie ! » 48L’un d’eux courut aussitôt prendre une éponge, la remplit de vinaigre et la fixa au bout d’un roseau, puis il la tendit à Jésus pour qu’il boive. 49Mais les autres dirent : « Attends, nous allons voir si Élie vient le sauver ! »

50Jésus poussa de nouveau un grand cri et mourut. 51A ce moment, le rideau suspendu dans le temple se déchira depuis le haut jusqu’en bas. La terre trembla, les rochers se fendirent, 52les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux croyants qui étaient morts revinrent à la vie. 53Ils sortirent des tombeaux et, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans Jérusalem, la ville sainte, où beaucoup de personnes les virent. 54Le capitaine romain et les soldats qui gardaient Jésus avec lui virent le tremblement de terre et tout ce qui arrivait ; ils eurent alors très peur et dirent : « Il était vraiment le Fils de Dieu ! » 55De nombreuses femmes étaient là et regardaient de loin : elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. 56Parmi elles, il y avait Marie du village de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

« Il est vraiment le fils de Dieu ». Ce cri est lancé par le capitaine romain, que veut dire ces paroles, pour nous aujourd’hui?  Ont-elles une résonance dans nos vies aujourd’hui ?…. ….

Nous pouvons chanter le cantique 130 «  Du fond de ma détresse ». Audio 130

1.Du fond de ma détresse

Dans l’abîme où je suis,

A toi seul je m’adresse

Et les jours et les nuits ;

Mon Dieu, prête l’oreille

Au cri de ma douleur

Et que ma plainte éveille

Ta pitié, Dieu sauveur.

  1. Si tu comptes nos fautes,

Qui pourra subsister ?

Ta justice est trop haute,

Qui pourra résister ?

Mais le pardon se trouve,

Seigneur, auprès de toi

Pour que nos cœurs éprouvent

La crainte de leur Roi.

  1. J’espère en ta parole,

Je compte, ô mon Sauveur,

Qu’elle éclaire et console

Mon âme en sa frayeur.

J’attends plus que la garde

N’attend l’aube du jour ;

Mon coeur vers toi regarde

Et cherche ton secours.

4.Qu’Israël sur Dieu fonde

En tout temps son appui ;

En lui la grâce abonde

Et jamais ne tarit.

De toutes nos offenses

Il nous rachètera,

De toutes nos souffrances

Il nous délivrera.

Jésus est mis dans un tombeau. Les chefs des prêtres devant Pilate traite Jésus d’imposteur. Les deux Marie sont là assissent en face du tombeau

57Quand le soir fut venu, un homme riche, qui était d’Arimathée, arriva. Il s’appelait Joseph et était lui aussi disciple de Jésus. 58Il alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le remettre à Joseph. 59Celui-ci prit le corps, l’enveloppa dans un drap de lin neuf 60et le déposa dans son propre tombeau qu’il venait de faire creuser dans le rocher. Puis il roula une grosse pierre pour fermer l’entrée du tombeau et s’en alla. 61Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

62Le lendemain, c’est-à-dire le jour qui suivait la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et les Pharisiens allèrent ensemble chez Pilate 63et dirent : « Excellence, nous nous souvenons que cet imposteur, quand il était encore vivant, a dit : “Au bout de trois jours, je reviendrai de la mort à la vie.” 64Veuillez donc ordonner que le tombeau soit gardé jusqu’au troisième jour, sinon ses disciples pourraient venir voler le corps et diraient ensuite au peuple : “Il est revenu d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait encore pire que la première. » 65Pilate leur dit : « Voici des soldats pour monter la garde. Allez et faites surveiller le tombeau comme vous le jugez bon. » 66Ils allèrent donc organiser la surveillance du tombeau : ils scellèrent la pierre qui le fermait et placèrent les gardes

Le pouvoir politique, au travers de Pilate permet une mise au tombeau. Le pouvoir religieux, au travers des chefs des prêtres veulent s’assurer qu’il n’y aura pas de tromperie.Dans nos vies, aujourd’hui, savons-nous reconnaitre et aller à ce qui est essentiel ? …. ….

Continuons  notre méditation, en prenant le cantique 181 « Cherchez d’abord le royaume des cieux »Audio 181

1.Cherchez d’abord le royaume de Dieu

Et sa justice

Et toutes choses vous seront données en plus.

Allélu, alléluia !

Alléluia, Alléluia,

Alléluia, Alléluia !

  1. L’homme ne vivra pas de pain seulement,

Mais de toute parole

Qui sortira de la bouche de Dieu

Allélu, alléluia !

Alléluia, Alléluia,

Alléluia, Alléluia !

Prions :

Par la mort du Christ, Dieu prouve son amour pour nous.

Par la mort du Christ, Nous sommes délivrés de nos peurs, de nos fautes, de notre mort.

Par la mort du Christ, Nous sommes réconciliés.

Que son amour, son pardon et sa réconciliation nous relèvent et nous fasse vivre.

 

Père, nous te rendons grâce pour cette soirée et pour chacune des bénédictions reçues. Bénis sois-tu Dieu de liberté.

Nous te rendons grâce pour ton Fils Jésus-Christ. Béni sois-tu, Dieu de miséricorde.

Nous te rendons grâce pour ce jour de veille partagé en Eglise, bénis sois-tu, Dieu d’espérance.

Amen…. ….

Nous connaissons la suite, mais afin de continuer notre méditation avec Matthieu sur la crucifixion et la résurrection, je vous invite à prendre un temps plus tard, dans les jours à venir.

Pour terminer je vous invite à prendre ensemble la prière que Jésus nous a appris : Notre Père…

écrit par Marie Françoise et Daniel Dispa,

Amitiés, à toutes et tous, nous vous souhaitons une bonne continuation chez vous.

Audio  449

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